Hausse du tourisme
De nombreux opérateurs proposent ce genre de voyage. Certains pour en faire une pure opération marketing, d'autres, des précurseurs à l'origine de ce type de tourisme se sont unis, pour la plupart des associations de voyages de plus de dix ans d'existence.
Hausse de la sensibilité écologique
La tendance depuis ces dernières années est au vert. En effet, si l’on se réfère à l’article suivant :
La sensibilité écologique des Français à travers l'opinion publique.
Ouvrage publié par l'Ifen.
Réalisé par Michelle Dobré et Clotilde Caraire .
Les grandes Questions :
Les Français sont-ils concernés par l'environnement ?
Ils sont sensibles et concernés, et pour longtemps
La plupart du temps, neuf Français sur dix se déclarent sensibles ou concernés lorsqu'on leur pose la question directe : " Etes-vous concerné, sensible ou attentif, aux problèmes d'environnement ? ". Mais les problèmes d'environnement ne relèvent pas uniquement d'un intérêt passager pour l'actualité. En 1995, 76% des Français (et 82% des Européens) considèrent la protection de l'environnement comme " un problème immédiat et urgent ". Même si le sentiment d'urgence s'est un peu émoussé depuis 1992, les différents pays européens ont tendance à converger sur cette opinion. En 1994, environ 60% des Français n'étaient plutôt pas d'accord pour assimiler l'écologie à un simple phénomène de mode.
Quelles sont leurs principales sources de préoccupation ?
L'air, l'eau, les changements climatiques et les biotechnologies
70 à 80% des Français se disent très préoccupés par les atteintes à l'air et à l'eau. Un tiers environ d'entre eux se déclare très préoccupé par les problèmes de qualité du cadre de vie (urbanisation croissante, dégradation des paysages). Le changement climatique se dégage comme source de préoccupation croissante : il concernait 27% des Français en 1992 contre 35% en 1998. Les deux tiers des Français s'opposent à la culture en France de plantes génétiquement modifiées. 41% d'entre eux pensent qu'elles apportent un léger progrès à l'agriculture française, 17% un progrès important, 37% aucun progrès et 5% ne savent pas. De manière générale, les Français restent méfiants sur l'intérêt des biotechnologies. En 1995, 62% des Européens interviewés (69% en 1992) se disent assez ou très inquiets des risques pour l'environnement liés au développement des biotechnologies dans leur propre pays.
Comment les Français jugent-ils les problèmes d'environnement dans le futur ?
Il y aura encore des tremblements de terre et des déchets radioactifs, mais plus de " vaches folles "
Alors que 60% des Français estiment en 1996 que les tremblements de terre " présenteront encore un danger dans cinquante ans ", seuls 13% pensent de même à propos de la maladie de la " vache folle ". La même année, 75% des Français considèrent que les déchets radioactifs présenteront encore un danger pour les populations dans cinquante ans, alors qu'ils sont 42% à se sentir personnellement mis en danger par ces déchets au moment de l'enquête. L'année suivante, ils estiment à l'unanimité (99%) qu'il est fondamental de préserver l'eau dans l'intérêt des générations futures.
Les Français sont-ils bien informés sur l'environnement ?
Non, et ils s'en plaignent
[…]
Les Français sont-ils prêts à payer le prix de la protection de l'environnement ?
Pas sous forme de taxes et encore moins sur le prix de l'essence
Les Français sont d'avantage prêts à payer une " valeur ajoutée environnementale " qu'à contribuer par une taxe, une imposition ou un péage à une politique plus globale dont on perdrait de vue l'exécution. En 1997, ils sont 88% à considérer que le nettoyage des eaux usées nécessite des investissements lourds et 71% à trouver normal de payer dans le prix de l'eau qu'ils consomment le coût de ce traitement. Les mesures s'appuyant sur des leviers financiers apparaissent toujours impopulaires. Une augmentation du coût du carburant est majoritairement rejetée. La " réduction de la pollution par des taxes plus élevées sur les véhicules privés et les carburants " est la seule proposition, parmi quinze mesures, qui ne soit pas l'objet d'un soutien majoritaire au sein de l'Union européenne. 80% des Français discréditent l'idée des péages pour accéder aux centres-villes.
Les Français sont-ils des consommateurs verts ?
De plus en plus, mais ils connaissent mal les produits
De 1995 à 1998, la proportion de français déclarant avoir eux-mêmes rarement acheté, au cours de douze mois précédents, des produits biodégradables pour le ménage est restée plutôt stable (un peu plus d'un quart) tandis que ceux disant en avoir acheté régulièrement sont plus nombreux et ceux qui ne l'ont jamais fait diminuent. Les produits recyclés bénéficient plutôt d'une bonne image auprès des Français en 1997 : 82% estiment qu'un produit recyclé répond aussi bien qu'un produit classique à l'usage qu'ils en attendent, et 77% pensent que les deux sont d'aussi bonne qualité. Un enthousiasme qui se généralise lorsqu'il est question du papier recyclé : entre 1994 et 1998, neuf Français sur dix (comme tous les Européens) se disent personnellement prêts à " utiliser de préférence du papier recyclé " pour lutter contre la dégradation de l'environnement. Enfin, en 1997, 54% de ceux qui n'ont jamais acheté d'ampoules basse consommation (la majorité des Français) ne savent pas de quoi il s'agit ou ne s'estiment pas assez informés sur leur utilité.
(Source : http://www.waternunc.com/fr/ifen05dossier.htm)
Sondage réalisé le 8 novembre 2000
- la date :
Ce sondage a été réalisé en 2000. On pourrait se demander en quoi il est toujours d’actualité, et pourtant, la prise de conscience que les humains ont envers notre planète augmente chaque jour. - la cible :
Les personnes sondées dans cet article sont françaises. Il y a des rapprochements avec les pays européens, mais la France reste au premier plan. Cependant, de nos jours, la population mondiale se pose toutes ces questions.
Nous constatons que les européens ont commencé à avoir une prise de conscience de l’environnement. Cette sensibilité n’a cessé d’augmenter ces 10 dernières années.
Pourquoi avoir créer le salon du tourisme Autrement Ethique et Equitable ?
Les deux points développés ci-dessus (hausse du tourisme et de la sensibilité écologique), ont du interpeller l’ASBL Tourisme Autrement pour créer un salon du tourisme Autrement Ethique et Equitable.
Cette dernière a ainsi regroupé plusieurs des précurseurs du Tourisme Equitable afin de créer et de monter ce salon.
Le choix de la situation géographique : Bruxelles.
Suite à l’interview faite auprès de Marie-Paule Peskenazi, organisatrice du salon, le choix de Bruxelles n’est pas innocent. En effet, Bruxelles est la capitale européenne, et il est évident qu’un tel salon ait lieu dans cette ville.
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