L’expression de « tourisme équitable » se réfère au commerce du même nom.
Né récemment de la volonté d’adopter des règles « équitables », par opposition au fonctionnement actuel du marché mondial, le commerce équitable prend en compte une juste rémunération des producteurs, exige que la traçabilité des produits soit totalement garantie, et impose un certain nombre de pratiques, comme le paiement comptant des produits afin que les producteurs puissent faire face à leurs propres échéances et investissements. Il suppose donc une organisation cohérente et une maîtrise de toute la chaîne de production. En France, l’exemple le plus ancien et le plus connu du commerce équitable est celui que proposent les boutiques d’Artisans du monde.
De la même manière, une démarche de tourisme « équitable » devrait remplir un certain nombre de conditions :
- La responsabilisation de voyageurs conscients que, par leurs actes et attitudes, ils peuvent autant favoriser le développement des populations d’accueil que le perturber,
- La participation effective des communautés d’accueil à la définition et (au moins en partie) à la gestion des activités touristiques, les bénéfices en étant perçus localement et majoritairement réinvestis dans des actions de développement,
- L’engagement de tous les acteurs et opérateurs dans une volonté de partenariat à long terme, sous la forme d’une contractualisation concertée (ex : entre opérateurs et prestataires locaux, entre ces derniers et leur personnel, entre voyageurs et organismes de vente de séjours…).
LIENS :
- bonnes pratiques du tourisme responsable
- Code du touriste responsable

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